A l’aube du 3è millénaire le Burkina place sa stratégie
de développement pour les années avenir dans une perspective d’ouverture
au marché régional et mondial. Il s’est fixé un objectif précis :
devenir un pôle de développement en Afrique de l’Ouest. Une telle
ambition est fondée sur une appréciation objective des forces et
limites du pays.
Au début des années 90, d’importantes réformes
ont été engagées dans plusieurs domaines dont les résultats aujourd’hui,
autorisent l’espoir. Au plan politique, le Burkina a noué avec l’Etat
de droit après une douzaine d’années de régimes d’exception . Les
institutions démocratiques mises en place fonctionnent de façon
satisfaisante, et assurent au pays une longue période de liberté
et de stabilité qu’il n’avait jamais connue auparavant. Dans le
domaine économique, un programme d’ajustement structurel a permis
de rétablir les grands équilibres macro-économiques, et d’assainir
les principaux secteurs de l'économie. Enfin sur le plan social,
il a été entrepris de repartir équitablement les fruits de la croissance,
en consacrant une part importante des ressources de l’État aux secteurs
de l’éducation de base, de la santé, de l’eau et de l’assainissement.
Le Gouvernement veut maintenant passer à la phase
de modernisation de l'économie. Cela permettra de créer davantage
de richesses, d’accroître la compétitivité et de conquérir de nouveaux
marchés extérieurs.
Dans cette stratégie, le secteur privé est appelé
à jouer un rôle de premier plan. L’environnement institutionnel
et juridique mis en place (code des investissements, code douanier,
code minier, législation du travail, etc), offre aux investisseurs
nationaux et étrangers un cadre idéal pour concrétiser rapidement
leurs projets et garantir la rentabilité de leurs investissements.
Le Burkina regorge de ressources agropastorales et minières encore
faiblement exploitées. En outre, le fait de disposer d’une main
d’œuvre abondante et laborieuse constitue un avantage supplémentaire.
Dans la perspective de l’intégration en cours,
le Burkina dispose d’un atout géographique de taille. Idéalement
placé au cœur de la sous-région, il sera un carrefour incontournable
au sein du marché commun UEMOA (70 millions de producteurs et de
consommateurs) dont l’entrée en vigueur est effective depuis le
1er janvier 2000
Le Gouvernement redit aux amis et partenaires du
Burkina la disponibilité du pays à accueillir et protéger leurs
investissements, dans le strict respect des intérêts réciproques
et des règles de la coopération internationale.